Conception : MitotiM
     
 Home
 Tiques
  Infos tiques
  Prévention
  Piqûre de tique
 Maladie de Lyme
  Les trois stades
   Stade 1
   Stade 2
   Stade 3
  Diagnostic
  Les symptômes
  Mon traitement
 Co-infections
  Généralités
  Babésiose
 Tests/Laboratoires
 Pour le médecin
 Contacts
 

1) L'examen sérologique
2) La liste des symptômes
3) Un exemple de parcours pour un malade
4) Conclusion


Spirochètes du Borrelia Burgdorferi


1)  L'examen sérologique                                            

Il y a de plus en plus de médecins qui le savent mais tous ne le savent pas:
  Il faut attendre entre 4 et 6 semaines après la piqûre de tique pour demander une analyse de sang et y rechercher les anticorps de Borrelia Burgdorferi.
 
Si ce laps de temps n'est pas observé, les résultats de l'analyse seront  toujours négatifs  car les anticorps n'auront pas eu le temps de se développer.

Le médecin qui se baserait sur les résultats d'une telle sérologie ne prescrira probablement pas de traitement aux antibiotiques en temps voulu. 

Conséquence :  l'infection  va se disséminer dans l'organisme du patient et la maladie de Lyme aura toutes les chances d'atteindre le stade chronique. 
                                                
Résultats de la sérologie :
Les résultats  positifs vont confirmer  le diagnostic de maladie de Lyme établi par le médecin sur base des symptômes cliniques du patient. 

Les résultats négatifs indiquent qu'il n'a pas été possible de trouver de traces de Borrelia Burgdorferi au moment de l'analyse de sang par le laboratoire. Le résultat négatif n'exclue pas que le patient soit atteint  de Maladie de Lyme.
Les laboratoires ne disposent pas de tests plus performants. Les chercheurs y travaillent. 

En conséquence, avec des résultats négatifs, le médecin doit  se baser sur les symptômes cliniques du patient pour établir son diagnostic.

La ponction lombaire
est pratiquée sur des malades ayant une sérologie négative mais soufrant de symptômes évoquant la maladie de Lyme. 
Cependant,  comme pour l'analyse de sang, les résultats négatifs ne sont pas entièrement fiables et n'excluent pas la présence de Borrelia Burgdorferi chez le patient .
Sauf rares exceptions, un résultat positif est un vrai positif lorsqu'il est accompagné des symptômes cliniques de Lyme. 
 

3)  La liste des "symptômes" cliniques:
 
                                      

Le diagnostic de la maladie de Lyme  repose sur la connaissance des signes cliniques.
Si les médecins étaient mieux formés à la maladie de Lyme, ils seraient en mesure de faire aisément un diagnostic basé sur les symptômes cliniques. Ils n'auraient pas besoin de multiplier les analyses et les examens coûteux dont les résultats peuvent conduire à une erreur de diagnostic et faire passer à côté d'une maladie de Lyme.

Pour les enfants,
le diagnostic est très difficile surtout quand ils sont  jeunes et  ne peuvent exprimer facilement leurs douleurs.   
Quand un enfant se plaint de douleurs, qu'il ne peut plus suivre ses camarades au sport, que sa concentration baisse,  qu'il est toujours fatigué mais que tous les examens médicaux restent négatifs, il finit généralement dans les mains d'un psychiatre. Pensez  à éliminer ou confirmer un diagnostic de maladie de Lyme.

4)  Un exemple de parcours pour un malade

La recherche d'un bon diagnostic peut devenir épuisante car le patient rencontre beaucoup d'incompréhension sur son chemin.
.
Quand le patient arrive au stade 2 ou 3, cela signifie que le diagnostic n'a pas été fait au stade 1 ou 2.

Les symptômes typiques ont disparu . Beaucoup de malades vont d'un médecin à un autre dans l'espoir d'en trouver un qui les prendra au sérieux et qui découvrira la cause de tous leurs troubles. Si aucun médecin ne trouve de cause à leurs maux, les malades se démoralisent, s'isolent, passent en vain de multiples examens radiologiques, scanners, en IRM ou n'arrêtent pas de se faire prescrire des médicaments de soulagement.
Beaucoup d'entre eux finissent par ne plus avoir la force d'affronter des médecins qui tendent à les traiter de "malade imaginaire" et qui leur conseillent de voir un psychiatre. La seule chance est alors de tomber sur un psychiatre qui connaît la maladie de Lyme et peut traiter la personne avec des antibiotiques et non des antidépresseurs etc...

Attention aux enfants
qui souffrent de cette maladie. ils sont encore plus difficiles à diagnostiquer.   


Exemple de parcours d'un malade à la recherche du mal qui le détruit :

Le médecin généraliste à qui vous parlez de vos symptômes, de votre état de fatigue et d'épuisement permanent vous envoie chez les spécialistes.

Le cardiologue ne comprend pas pourquoi un patient va avoir des troubles du rythme cardiaque. Ils peuvent devenir si forts que le patient doit se rendre à l'hôpital. Par contre,  les résultats des tests cardiologiques habituels sont  satisfaisants .

L' ophtalmologiste ne voit aucune lésion pour les troubles de vision.

Le rhumatologue constate de l'arthrite - même à 35 ans - et conclut à un terrain arthritique. La nuque, les épaules, les doigts et le dos font mal mais aucune cause n'est décelée.

Le neurologue consulté pour des problèmes de perte d'équilibre, de concentration et de mémoire etc... fait comprendre au patient que tout est psychologique.

L' oto-rhino-laryngologiste ne sait pas d'où viennent les douleurs dans les mâchoires, le nez ou les oreilles. Si le patient dit que sa gorge se resserre au fur et à mesure qu'il parle et qu'à partir d'un certain moment, sa gorge est  paralysée, le médecin va rapidement conclure à un problème psychologique.

L' urologue ou gynécologue ne sait pas pourquoi une personne jeune va présenter des symptômes d'incontinence.

Le psychiatre arrive en fin de parcours. Les spécialistes n'ayant  pas vraiment  trouvé de lésions ou de causes évidentes à l'origine des plaintes du malade, le médecin généraliste finit donc par proposer une consultation chez un psychiatre. Un bon nombre de personnes, ignorant d'être atteintes de la maladie de Lyme  sont traités pour des problèmes psychiatriques avec des antidépresseurs, des décontracturants musculaires ou des tranquillisants. Ces médicaments n'empêchent pas leur maladie d'évoluer.

Actuellement, ce sont souvent  les médecins de médecine tropicale et infectieuse qui connaissent le mieux la maladie de Lyme mais, si vous vous sentez épuisé ou si vous avez mal dans les tendons ou les articulations, le généraliste ne va pas automatiquement vous inciter à consulter un spécialiste en médecine tropicale ou infectieuse - ce qui est compréhensible ! Pensez-y vous-même !

CONCLUSION

Le problème de la maladie de Lyme réside principalement dans la difficulté du  diagnostic puisque que les résultats des tests sérologiques ne son pas fiables. Pour compenser,  il faut savoir diagnostiquer une maladie de Lyme sur base des symptômes cliniques du patient. 

Par contre, les médicaments permettant de lutter contre les bactéries du genre de Borrelia Burgdorferi sont en vente dans toutes les pharmacies. 

Le jour où des tests fiables seront à notre disposition, on évitera  à  bon nombre de malades  de souffrir inutilement, de perdre leur travail, leur mobilité et de gâcher leur vie.